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ACCORD DE TRAVAIL SUR SITE DISTANT

Une fine couche de vernis social

Depuis la fusion et la suppression des bassins d’emplois des anciennes Caisses il y a dix ans, nombre de collègues vivent un véritable parcours du combattant pour se rendre sur les sites d’Athos et Seinergy. C’est afin de permettre à ceux-ci d’exercer leur métier, un jour par semaine, plus près de chez eux que le travail à distance sera créé. Sud signera l’accord bien que celui-ci soit mis en place à moindre coût, écartant de fait du dispositif les salariés résidents du Nord 77 puisqu’aucun site de repli n’y est ouvert. Dommage. Maintenant, c’est au mécanisme de rapprochement domicile travail des salariés du réseau qu’il faut s’attaquer afin de permettre à ces derniers de voir leur qualité de vie au travail s’améliorer également.

Qu’est-ce que le travail à distance ?

Les nouvelles technologies n’obligent plus à se rendre quotidiennement sur son lieu de travail, un certain nombre de tâches pouvant être effectuées à distance. Partant de ce constat, et de celui des temps de transports très importants pour nombre de collègues d’Athos et de Seinergy, une possibilité de travail sur site distant s’est fait jour.

Un potentiel de 470 salariés éligibles

A la suite d’une phase de test de 4 mois très positive, la direction a bâti un projet d’accord en fonction des postes disponibles sur chaque site.

  • Cergy : au moins 50 postes ;
  • Saint Quentin en Yvelines : 22 postes ;
  • Evry (Carré Haussmann) : 12 postes ;
  • Melun : 10 postes.

94 postes de travail ont donc été identifiés et accueilleront potentiellement 470 salariés éligibles sur la base d’un jour de travail distant par semaine. D’autres postes auraient pu être ouverts, notamment dans le Nord du 77. Sud aurait souhaité passer de 1 à 2 jours par semaine en travail distant, mais nos dirigeants n’ont pas souhaité dépenser plus.

Un bon accord qui aurait pu être excellent avec la volonté d’y mettre les moyens nécessaires

Il n’échappe à personne que le nombre de postes disponibles est insuffisant et que selon que l’on habite près de Cergy ou de Melun, les possibilités de travailler à distance ne sont pas les mêmes. Outre le nombre insuffisant de postes et la limitation à une journée par semaine nous avons, en vain, demandé à F. de Laportalière de supprimer certains critères d’éligibilité qui apparaissent comme subjectifs. Il en va ainsi d’« avoir une relation de confiance avec son manager » ou « avoir une capacité à travailler de façon régulière à distance ». La direction n’a pas non plus accédé à notre demande de création d’une voie de recours en cas de décision jugée arbitraire par un salarié dont la demande aurait été rejetée. Enfin, chaque direction peut décider de limiter le travail distant en fonction de ses spécificités d’activité notion qui, pour Sud, pourrait être sujette à interprétation.

Sud signera donc cet accord qui, en dépit de ses imperfections, permettra aux salariés du siège, une journée par semaine, de bénéficier d’un temps de transport réduit. Il devient urgent que, très rapidement, la direction se penche aussi sur une des problématiques majeures dans le réseau : le temps de trajet domicile-travail. L’outil actuel n’est pas efficient et les critères d’éligibilité doivent être revus. Sud a demandé l’ouverture de négociations, le DRHS a promis « d’entamer une réflexion » sur le sujet en 2018. Sud, lui, proposera des mesures concrètes.

L’équipe Sud-Solidaires

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