Flash

Élections CSE à la CEHDF : du 8 au 21 novembre, VOTEZ SUD-SOLIDAIRES

Télécharger la plaquette électorale

« IL Y A DES SALARIE-E-S QUI NE VEULENT PAS TRAVAILLER !!! »

Que dire de ce premier « dialogue social » de la rentrée, qui plante le décor des NAO ? On retient que le ralentissement de la croissance et la hausse du niveau d’endettement des ménages gangrènent notre économie, et ce, depuis la crise de 2008, qui révélait mondialement l’irresponsabilité des banques. C’est abomiffreux, mais heureusement il y aussi des bonnes nouvelles. On apprend par exemple que le pouvoir d’achat des ménages augmente sous l’effet conjugué de la stagnation de l’inflation, de la réduction du chômage et de l’augmentation des créations d’emplois, de la baisse de la CSG retraite… On apprend aussi que l’augmentation du coût des énergies est nulle depuis 12 mois, Ouf ! Complètement OUF en effet, puisque dans le même temps, depuis un an, des milliers de Gilets Jaunes occupent les ronds-points, et la contestation sociale est grandissante notamment sur cette question du pouvoir d’achat. L’économie réelle, c’est à n’y rien comprendre…

Mais les pauvres banques n’ont pas la main, nous répond-on. Elles subissent à leur corps défendant les malheureuses décisions des acteurs institutionnels (politiques monétaires de la BCE, cadre des autorités financières…). Ce ne sont donc pas les banques qui peuvent infléchir la financiarisation du monde, qu’on se le dise ! Alors, quelles perspectives de NAO pour les salarié-es de BPCE dans un contexte économique si sombre ? Vos élu-es SUD-Solidaires, fidèles à leurs valeurs, ont soufflé une réponse à la direction: et si enfin la vraie réflexion portait sur la répartition de la richesse ?

Car, si BPCE se sent impuissant face aux dégradations économiques et sociales actuelles auxquelles il contribue pourtant largement, que le Groupe se rassure en tant qu’employeur, en matière de rémunération, il a les pleins pouvoirs ! Il peut donc faire le choix responsable et se distinguer par une politique sociale équitable et humaine, et jouer ainsi un véritable rôle de soutien économique aux ménages ! En clair et plus sérieusement, le Groupe BPCE ne peut se défausser davantage et doit entendre la clameur de la rue.

CHANGEONS DE MODELE SOCIAL ET ECONOMIQUE !

Patatra ! C’était sans compter sur le souci d’« efficacité » de Madame Halberstadt qui s’offusque qu’ « il y a des salarié-es qui ne veulent pas travailler » ! Frisson, on a cru un instant qu’il y avait des DRH qui ne voulaient rien entendre… on est sauf. Salauds de pauvres !Madame exige des salarié-es « engagé-es » : elle en avait pourtant face à elle lors de cette réunion de rentrée… et ça semblait fort lui déplaire !

Pour conclure, la fâcheuse, qui se révèle opportunément soumise face aux puissants de ce monde,pérore sur le sens des responsabilités du Groupe et les exigences qu’« ont raison de (nous) fixer les acteurs institutionnels pour assurer notre pérennité » car « Si on ne respectait pas ces règles, ce serait fini » … et pourquoi pas, tient ? Autre proposition de notre part, qui ne retient pas du tout l’intérêt de la direction. Pas facile d’être constructifs. On s’amuse tout de même de leur rappeler que l’économiste Patrick Artus, directeur des études Natixis, ne refuse pas de travailler, lui ! Il a écrit un article récent[1]– parmi de nombreux autres qu’on vous invite à lire [2][3][4]– dans lequel il expose les conséquences du capitalisme outrancier : nivellement par le bas des salaires et destruction d’emplois.

« IL Y A DES PATRONS QUI NE VEULENT PAS QU’ON LEUR FASSE LES POCHES … ! »

L’équipe SUD-Solidaires

TÉLÉCHARGER LE TRACT

[1]https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/patrick-artus-le-capitalisme-a-ete-a-la-hauteur-de-ce-quon-attendait-de-lui-1127262

[2]https://www.capital.fr/economie-politique/patrick-artus-il-est-indispensable-de-mieux-remunerer-les-salaries-1282264

[3]https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/03/02/patrick-artus-faiblesse-des-salaires-recul-des-gains-de-productivite-pourquoi-l-economie-americaine-est-desequilibree_5430404_3232.html

[4]https://www.liberation.fr/debats/2018/08/27/patrick-artus-la-question-de-la-revolte-des-salaries-n-est-pas-a-prendre-a-la-legere_1674814

Document(s)