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CONDITIONS DE TRAVAIL

LE VIDE INTERSIDÉRAL PROPOSÉ PAR BPCE

Le 24 mars 2015, à l’appel de l’ensemble des Organisations Syndicales (OS), des milliers de salariés du Groupe BPCE se sont mis en grève pour exiger :

  • des augmentations de salaires,
  • des mesures concrètes afin d’améliorer les conditions de travail.

Une mobilisation inégale dans les filiales mais importante dans les Banques Populaires et les Caisses d’épargne. C’est d’ailleurs ce qu’ont reconnu les dirigeants de BPCE en la personne de François Pérol qui a daigné recevoir les OS plus d’un mois après le mouvement de grève. Lors de cette rencontre, la délégation patronale a expliqué qu’il était impossible d’augmenter les salaires car cela risquait de dégrader le coefficient d’exploitation des entreprises du Groupe. Pour les patrons, si des salariés sont en difficulté dans leur travail, c’est parce qu’ils  ne sont pas capables de suivre les évolutions naturelles de notre société et de la nouvelle façon de travailler. Un plan de travail allait être proposé aux OS par la direction, mais en repoussant sa discussion au mois de septembre.

BPCE manque de respect aux salariés

Le 17 septembre, s’est tenu un premier groupe de travail pour la Branche Caisse d’épargne (les mêmes réunions se déroulent au sein des Banques Populaires). Sud-Solidaires a participé à cette première réunion même si l’ordre du jour était bien loin des réelles préoccupations des salariés et de l’amélioration des conditions de travail : il s’agissait en fait de sélectionner des thèmes, des sujets, des dossiers, et définir si l’éventuelle négociation doit se tenir au niveau du Groupe, de la Branche ou des entreprises. Il est prévu 4 mois pour ce « travail » de recensement. Rappelons que ce dernier a déjà été fait, au moins pour les Caisses d’épargne.

Mais il y a plus grave ! La délégation patronale, soucieuse de ne surtout pas aborder les vrais sujets, et décidée à ne prendre aucune mesure concrète, s’est attachée les services d’un certain Charles-Henri Besseyre des Horts, professeur à HEC Paris et expert Netexplo ! Nous l’appellerons « Monsieur Nespresso » pour faire plus simple. Ce personnage est venu nous expliquer que le monde change et qu’il faut accompagner le changement (sic). Alors que le quotidien des salariés se dégrade de jour en jour et depuis de trop nombreuses années, cette provocation patronale (à laquelle certaines OS sont restées hélas sans réaction) a quelque peu courroucé la délégation Sud-Solidaires qui a considéré ce discours creux comme une insulte faite à l’ensemble des salariés. Monsieur Nespresso et l’insipide document qu’il nous a remis en séance (une suite de mots insignifiants, rien de plus) n’ont pas leur place dans un débat aussi important que la préservation de la santé physique et mentale des 110 000 salariés du Groupe.

L’enthousiasme béat des dirigeants de BPCE pour les nouvelles technologies et leur occultation volontaire de toutes les dérives déshumanisantes et désocialisantes est plus qu’inquiétant.

Une mollesse syndicale préoccupante

Sud-Solidaires et d’autres OS ont souhaité se rencontrer suite à la réunion du 17 septembre pour débattre en intersyndicale des suites à donner. Nous nous sommes mis d’accord, pas tous malheureusement, sur une demande commune pour mettre à l’ordre du jour du prochain groupe de travail :

  • la mesure du temps de travail et la mise en place d’un outil de contrôle fiable,
  • l’évaluation de la charge de travail.

Finalement cette demande ne se fera pas intersyndicalement, certains préférant la réunionite avec les patrons plutôt que d’organiser collectivement la défense des salariés.

Pour Sud-Solidaires, l’unité syndicale dans l’action est une valeur de base mais cela ne veut pas dire qu’il faille impérativement réunir toutes les OS pour agir. Avec d’autres OS combatives, nous continuerons de porter  nos revendications de mesures d’urgence pour stopper la spirale infernale dans laquelle nous entraînent les dirigeants de BPCE avec le concours de quelques syndicats félons qui se sont eux aussi moqués des salariés en leur faisant croire en mars dernier qu’ils étaient dans l’action. C’est ce que nous dirons lors la prochaine réunion prévue le 29 octobre prochain dont l’ordre du jour nous inquiète déjà par le vide intersidéral de son contenu.

Pour que cesse dans ce Groupe la souffrance quotidienne d’un trop grand nombre de femmes et d’hommes, le personnel n’a à sa disposition que l’action collective et la mobilisation, seuls moyens pour imposer la mise en place de mesures indispensables.

ÇA SUFFIT !!! 

POUR Sud-Solidaires, C’EST TOUS ENSEMBLE, 

SYNDICATS COMBATIFS ET SALARIÉS,

QUE NOUS ALLONS CONSTRUIRE LA RIPOSTE !

Paris, le 22 octobre 2015 – L’exécutif national Sud-Solidaires BPCE