NAMIAS NE CONNAÎT PAS LA CRISE !et pourtant …

Alors que les négociations salariales nationales et locales sont encore dans toutes les têtes, la presse vient de révéler les rémunérations des principaux hauts dirigeants du secteur bancaire français. C’est l’occasion pour SUD-Solidaires BPCE de se livrer à un bref décryptage d’une politique sociale arbitraire dans le groupe BPCE. Des chiffres qui donnent le tournis et qui confirment, encore une fois, les priorités patronales : continuer à mener grand train, continuer à presser les salarié·es avec des méthodes de management autoritaire, continuer à faire des économies sur le dos des autres, continuer à vanter leurs projets mirifiques en développant massivement l’intelligence artificielle, continuer à privilégier des projets de financement dont la rentabilité passe avant l’éthique, etc.


Pour Namias c’est le jackpot avec 8 % d’augmentation salariale ! 
Pendant que les salarié·es luttent pour obtenir des augmentations générales, ne serait-ce que pour compenser les effets de l’inflation, le président du directoire, Nicolas Namias remporte haut la main le prix de l’indécence (exception faite du directeur de Natixis). Sa rémunération totale atteint, en 2025, 2,87 millions d’euros, pour ce qui concerne uniquement BPCE :
– une part variable déjà très confortable qui progresse encore de 11,5 % (soit 1,42 million €) pour atteindre une rémunération variable qui équivaut à 50% de ses revenus,
– un bonus pluriannuel injustifiable qui augmente de 32 % (soit 240 000 €). 


Pour bon nombre de salarié·es, cette rémunération est vécue comme scandaleuse au regard du bilan social. En plus de devoir se serrer la ceinture, les salarié·es subissent au quotidien les conséquences des nombreuses fermetures d’agences et réorganisations incessantes des fonctions supports, la dégradation des conditions de travail, la pression commerciale accrue, le sous-effectif récurrent. Tout cela dans le seul but d’atteindre l’objectif du POS de 5 milliards de résultats en 2030 “cher à nos dirigeants” !
Si les résultats du groupe permettent de telles “largesses” pour le gotha du sommet des tours Duo, alors pourquoi les enveloppes pour les agences et les services supports des entreprises du groupe restent-elles si peu garnies ? 
Pendant ce temps, notre pouvoir de vivre dignement recule, la pression commerciale et son lot de challenges abêtissants explosent et le mépris des dirigeants à l’encontre des salarié·es perdure.

SUD-Solidaires BPCE s’oppose à la mainmise des seuls dirigeants sur les résultats du travail de toutes et tous !
Pour changer votre quotidien, soutenez-nous et rejoignez-nous !


Paris, le 2 avril 2026


NOS REVENDICATIONS SONT  POURTANT LEGITIMES !
Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques, ils sont le reflet de choix politiques internes qui impactent nos conditions de vie. Nous ne demandons pas l’aumône, mais un juste retour sur l’implication quotidienne de l’ensemble des salarié·es qui contribuent à la réussite du groupe.


SUD-Solidaires BPCE revendique un meilleur partage des richesses :
• Revalorisation des rémunérations minimales à hauteur de 2 000 € nets mensuels ;
• Rattrapage du pouvoir d’achat des années antérieures par une augmentation de 350 € nets mensuels;
• Instauration d’une prime de technicité mensuelle de 100 € nets tous les 3 ans ;
• Mise en place d’une prime annuelle uniforme pour toutes et tous, équivalente à un mois de salaire moyen de l’entreprise en lieu et
place de la part variable ;
• Mise en place d’un 14e mois ;
• Revalorisation annuelle des SAMB ;
• Mise en place d’un congé hormonal sans perte de salaire ;
• La semaine de 32h sur 4 jours sans perte de salaire.


A cela s’ajoute, notre revendication d’une prime exceptionnelle de compensation de l’augmentation des prix suite au conflit au Moyen Orient de 1500 € (voir le tract “une prime exceptionnelle s’impose”).