QUAND LA DIRECTION SOIGNE LES SYMPTÔMES MAIS CACHE LA MALADIE…

TOUT VA BIEN …

La direction nous a présenté son projet d’accord sur la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT).
Au programme : formations, sensibilisations, accompagnement, dispositifs d’écoute, outils… Sur le papier, tout semble positif.
Mais à la lecture attentive, un problème apparaît : on parle beaucoup d’accompagnement… et très peu des causes réelles de la dégradation des conditions de travail.

LES 5 GRANDS ABSENTS DU DOCUMENT


La charge de travail
Aucune mesure sérieuse de la charge de travail n’est mise en place : portefeuilles clients toujours plus volumineux, multiplication des outils, reporting incessant, objectifs commerciaux en hausse permanente. Comment améliorer la QVCT si on ne mesure même pas la charge réelle de travail ?

Et pourtant… le document n’en parle pas.

La concurrence entre salariés
Les comparaisons entre agences, les classements commerciaux ou la pression sur les résultats créent une compétition permanente et dégradent les collectifs de travail.

Et pourtant… le document n’en parle pas.


Les départs de salariés
De plus en plus de collègues quittent l’entreprise. Pourquoi ?
Perte de sens du métier, pression commerciale, conditions de travail qui se dégradent ?

Et pourtant… le document n’en parle pas.


Les burn-out et les arrêts maladie
La direction propose d’accompagner les salariés après un arrêt de travail. Mais jamais d’analyser pourquoi ces arrêts se multiplient : surcharge de travail, pression sur les objectifs, perte de sens ?

Et pourtant… le document n’en parle pas.

La baisse des effectifs
Les agences ferment, les équipes sont de plus en plus réduites. Moins de salariés, mais toujours plus de travail. C’est l’un des facteurs majeurs de la dégradation des conditions de travail.

Et pourtant… le document n’en parle pas.

LA QVCT NE DOIT PAS ÊTRE UN EXERCICE DE COMMUNICATION.

Améliorer la qualité de vie au travail ne consiste pas seulement à former, sensibiliser ou accompagner. La QVCT ne doit pas se résumer à une campagne de pub sur LinkedIn. Ce n’est pas le vernis qu’on pose sur une organisation de travail fatiguée. Arrêtons de soigner l’emballage quand ce sont les salariés qui ont besoin d’attention !

LA QVCT SE CONSTRUIT AVEC DES MOYENS HUMAINS,

DES ORGANISATIONS DE TRAVAIL SOUTENABLES ET LE RESPECT DES METIERS ET DES SALARIÉS.

CONFONDRE LA QVCT AVEC LE SIMPLE BIEN-ÊTRE MATÉRIEL EST UNE ERREUR DE DIAGNOSTIC QUI IMPACTE NÉGATIVEMENT LA SANTÉ DES SALARIÉS.

SUD-SOLIDAIRES NE SIGNERA PAS L’ACCORD QVCT.


Orléans, le 25 mars 2026

Il y a les paroles, et il y a les chiffres…

Nombre de départs de la CELC entre 2022 et 2024 : 722 salarié.es.

Turn over : 12.4% en 2024, moyenne des CE : 10.2%

Absentéisme : 8,7% en 2024, moyenne des CE :  7,9%

CHIFFRES Great Place To Work :

  • 47 % des salariés affirment qu’il ne fait pas bon travailler à la CELC,
  • 58 % estiment que l’environnement de travail n’est pas sain sur le plan psychologique et humain.

QUAND LA DIRECTION SOIGNE LES SYMPTÔMES MAIS CACHE LA MALADIE