LEURS PROFITS AVANT NOS EMPLOIS ?

Ce projet s’inscrit dans une stratégie poursuivie depuis plusieurs années : contraction du réseau, compression des effectifs et intensification des exigences commerciales.

La transformation engagée se traduit concrètement pour les salariés par une dégradation progressive des conditions d’exercice du travail, une charge qui s’alourdit et des collectifs fragilisés par les départs, les absences et l’usure professionnelle.

Dans un message adressé aux organisations syndicales, Madame Charpy incite les représentants du personnel à relayer fidèlement la communication de la direction et à adapter leur expression publique au cadre défini par l’entreprise.

Cette démarche peut laisser l’impression d’une certaine forme d’amateurisme dans la compréhension du rôle des organisations syndicales. Elle semble surtout s’appuyer sur l’idée qu’un tel discours pourrait trouver un écho favorable auprès de certains élus. Mais lesquels ? Chacun pourra se faire sa propre opinion.

Le dialogue social ne repose pas sur l’anticipation de relais dociles mais sur la confrontation argumentée des analyses et des positions. La représentation du personnel n’a pas vocation à servir de caisse de résonance aux orientations managériales et aux éléments de langage de F.Chehady.

Un syndicat n’est ni un service de communication interne ni un outil de pédagogie des restructurations.

sauf par le SNE-CGC. Sans surprise !

L’expertise doit permettre d’obtenir un éclairage indépendant avant toute prise de position sur un projet qui impacte directement l’emploi et les conditions de travail.

Un projet de suppression d’emplois ne peut pas être présenté comme une évidence sociale avant l’examen de ses conséquences réelles. Le dialogue social ne se réduit pas à la gestion de l’image des restructurations.

Depuis 2022, 124 CDI en moins au sein de la CELC. Et maintenant 45

Et combien à venir ? Lors de la présentation du POS, F.Chehady expliquait qu’à date, il n’y aurait pas de suppressions de postes lors des 3 prochaines années ! Quelle confiance et quelle crédibilité accorder à la parole du président de la CELC ?

Les dirigeants savent très bien où ils vont. Ils ne pilotent pas l’entreprise à la semaine.

Ces suppressions de postes n’ont qu’un seul objectif : toujours plus de profits !!!

Les conditions de travail, notre santé, la répartition des richesses n’ont aucune importance pour ces dirigeants.

F.Chehady, dans une entreprise qui va réaliser près de 70 M€ de profit en 2026, les salariés ne sont pas vos variables d’ajustements vous permettant de briller au classement des Caisses d’Épargne.

SUD-Solidaires défendra l’emploi et les collectifs de travail, exigera l’analyse complète des impacts sociaux, refusera le rôle de relais communicationnel des choix du Directoire.


Orléans, le 06 mars 2026

Il est à noter que seul le SNE-CGC a voté favorablement le plan d’orientation stratégique porté par le président, un plan qui s’inscrit dans une logique de réduction des effectifs pouvant se traduire par des suppressions de postes par dizaines !

La seule organisation à ne pas voter l’expertise est…  Vous avez deviné ?

Elle accepte sans réagir, sans lutter, sans contester la suppression des effectifs dans un contexte de profits records à venir.

Le soutien de ce syndicat à la politique de casse sociale est-il donc total ?

Les managers confrontés à un manque d’effectifs pourront, le cas échéant, les solliciter pour leur demander les raisons qui poussent la direction à supprimer des postes.

Avant que leurs postes de managers ne soient à leur tour supprimés ?