Fidèle à son engagement et à son fonctionnement interne, Sud Solidaires BPCE a consulté ses adhérents. Ils se sont prononcés à la majorité en faveur de la signature de cet accord QVCT. SUD va donc y adhérer.
Au même titre que les NAO (négociation salariale), la négociation sur la Qualité de Vie et les Conditions de Travail (QVCT) entraine forcément beaucoup d’espoir d’amélioration de la part des salariés. Ce sentiment est bien légitime, mais attention à ne pas être déçu !
Car, ce nouvel accord est dans la continuité du précédent et comme le précèdent n’avait rien changé, il est fort à parier qu’il ne changera rien notre quotidien de travail. Il manque toujours et cruellement de mesures concrètes et chiffrées :
- Rien sur la mesure de la charge de travail !
- Rien pour améliorer nos conditions de travail en mettant des objectifs réalistes !
- Rien sur le sens au travail en supprimant la mise en concurrence des salariés.
- Rien sur le congé hormonal.
- Rien sur le partage du temps de travail.
- Rien pour supprimer ou limiter les Risques Psycho Sociaux.
Dans le réseau, les effectifs fondent, la pression commerciale est quotidienne et la compétition perpétuelle. Face à la surcharge de travail, au stress, aux objectifs irréalistes, aux séances de phoning intensives, la direction se contente de « sensibiliser ».
Cet accord apporte cependant quelques avancées par rapport aux précédents en permettant :
- d’accéder à 2 séances d’EMDR (thérapie ayant pour objectif de guérir des traumatismes psychiques) suite à agression (proposition SUD)
- le don de jours « proche aidant » avec un abondement de l’employeur de 1 journée pour 2 jours placés
- l’ouverture des agences à 15h, le 3éme jeudi du mois pour permettre de favoriser les échanges entre les agences d’une même DT (proposition SUD)
- de réaliser un bilan de santé pris en charge par la CEBPL pour les + de 55 ans (50 bilans médicaux max/an)
Sud Solidaires BPCE invite les salariés à se syndiquer massivement pour ne plus rester seul et permettre la construction d’un véritable rapport de force dans l’entreprise.
SUD restera du côté des salariés pas du côté du marketing social