L’intéressement
L’intéressement n’a pas vocation à compenser l’inflation. Historiquement, l’intéressement a été conçu pour associer les salariés aux résultats de l’entreprise, renforcer la motivation collective et améliorer le climat social. Il ne s’agit ni d’un salaire, ni d’un outil de rattrapage du pouvoir d’achat, encore moins de compenser l’inflation. S’il est question uniquement d’un supplément d’intéressement, c’est avant tout parce que le niveau d’intéressement versé au vu du PNB de la CEHDF est insuffisant au regard des efforts fournis et des performances réalisées par les salariés. Il n’a pas vocation à servir de variable d’ajustement face à l’inflation.
Les enveloppes d’augmentations ne doivent pas, elles non plus, être présentées comme une réponse suffisante à l’inflation
Elles ne protègent pas l’ensemble des salariés face à l’inflation et créent des inégalités de traitement. Les augmentations individuelles doivent servir à reconnaître l’évolution des compétences, la prise de responsabilités, la performance professionnelle, l’ancienneté, la mobilité ou encore la correction d’écarts salariaux injustifiés, pas à compenser la hausse générale du coût de la vie, ce n’est pas leur rôle.
Seules les augmentations générales de salaire permettent réellement de compenser l’inflation.
Quand les prix augmentent pour toutes et tous, seule une revalorisation collective des salaires permet de préserver durablement le pouvoir d’achat de l’ensemble des salariés.
C’est la responsabilité de la direction
Nous appelons les dirigeants de la CEHDF à prendre pleinement la mesure de l’inflation et de ses effets concrets sur la vie des salariés. Leur rôle, en tant que dirigeants responsables, est d’y répondre par de véritables augmentations générales de salaire.
La décision prise par BPCE lors de la NAO BPCE de décembre 2025, 1 % brut, est très largement insuffisante et peut être ressentie comme une forme de mépris au regard de la réalité vécue par les salariés.
Une entreprise en très bonne santé financière
La CEHDF affiche une situation financière très solide, largement portée par l’engagement et le travail des salariés. Dans le même temps, plusieurs centaines de millions d’euros ont été investis, notamment avec l’achat de la banque Nagelmackers, et des fonds propres ont été remontés vers BPCE, permettant à cette dernière de financer des opérations comme le rachat de la banque portugaise Novobanco.
Pour Sud, notre priorité, ce sont les salariés
Sud pense avant tout aux salariés, aux difficultés concrètes, aux fins de mois de plus en plus
tendues.
Nous appelons la direction à faire un geste fort, juste et humain, en reconnaissant pleinement l’engagement de chacun par une augmentation générale de salaire à la hauteur de ce que vivent les salariés aujourd’hui.
Derrière chaque salaire, il y a une vie, une famille, des projets à protéger.
Un geste fort aujourd’hui, c’est une confiance durable pour demain.
Sud ne demande pas un privilège, mais la juste reconnaissance du travail accompli.