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POLITIQUE SOCIALE À LA CEIDF

CADRES ET EMPLOYÉ-ES MALMENÉ-ES, TOUS CONCERNÉ-ES 

Le bilan de la politique sociale a été présenté au CSE fin octobre. 

Il est extrêmement négatif dans un contexte où pour la 1ère fois, les résultats financiers dépassent les 200 millions d’euros. 

Le prix à payer pour les salarié-es est démesurément élevé voire insupportable avec : turn-over élevé, départs à la concurrence de salarié-es formé-es et compétent-es, charge de travail exponentielle pour ceux qui restent, pression commerciale exacerbée, nombreuses heures supplémentaires, arrêts de travail en hausse. 

Ce modèle social peut-il durer encore longtemps ? 

Les démissions s’envolent et le turn-over est à son apothéose : 

Un turn-over de 8,45% avec, hors rupture de la période d’essai, 395 collègues en CDI partis de la CEIDF (87 de plus qu’en 2016) pour seulement 313 collègues embauchés en CDI. 

Pas moins de 148 démissions, + 43.7 % par rapport à l’année dernière constituent le principal motif de sortie. Et c’est sans compter les 55 ruptures conventionnelles et les 72 licenciements individuels, nouveaux outils de compression du personnel qui sont eux aussi en nette augmentation. 

La gestion patrimoniale, axe stratégique de développement de la CEIDF est lourdement affectée par ces démissions (54 %). 

C’est assurément une conséquence des réorganisations successives qui ont cruellement affecté les métiers d’experts dont la direction continue de s’enorgueillir. 

Enfin, les recrutements sont anormalement insuffisants à la BDR, autre fer de lance de la politique stratégique. 

La durée de « survie » à la CEIDF est particulièrement faible : 

Près d’un-e salarié-e sur 2 embauché-e en 2015 a quitté la Caisse après 3 ans d’ancienneté, des jeunes ( 25/ 34 ans) mais aussi des moins jeunes (35/44 ans). 

La direction aurait tout essayé pour enrayer cette débâcle. Certainement pas ! Elle a oublié l’amélioration des conditions de travail. Après tout, les résultats sont excellents et avec moins de salarié-es. Pourquoi changer une affaire qui marche ? 

Pour les femmes, le compte n’y est toujours pas sur les rémunérations et les promotions : 

26 % des emplois CDI sont positionnés en F. Ces postes sont occupés à 72% par des femmes. Alors, comment expliquer que seulement 32,26% des femmes soient cadres ? 

Proportionnellement le taux de promotion des hommes (59%) demeure supérieur à celui des femmes (41%). 

Quant au sujet épineux de la rémunération ? 

Le rapport de situation comparée fait apparaitre un différentiel de salaire de base moyen de plus de 15 % en faveur des hommes. 

La charge de travail des cadres et des employé-es, l’assommoir des temps modernes : 

Les heures supplémentaires représentent 70 ETP sans intégrer les 1 400 cadres au forfait qui ne déclarent pas d’heures supplémentaires. 

Pour beaucoup d’entre eux, les 250€ bruts du forfait n’indemnisent pas les heures réalisées au-delà des 37h40 conventionnelles. Depuis 2008, aucune revalorisation financière n’a compensé l’augmentation de la charge de travail. 

C’est en agence que les salarié-es ont effectué le plus d’heures supplémentaires, en moyenne 43h40. C’est toujours la DR 78 qui explose les compteurs alors que la DR 93 est en queue de peloton. Des différences inexplicables. 

Les absences pour maladie de courte durée représentent 44% des jours d’absence. Les collègues cadres sont plus concernés par ce type d’absence que les autres salarié-es. Malmené-es, tous les salarié-es sont touché-es en IDF presque 2 fois plus qu’en région. 

L’arrêt maladie de moins de 6 mois est un révélateur d’un malaise croissant, véritable soupape de sécurité destinée à reprendre une respiration pour faire face à un quotidien de travail de plus en plus exigeant. 

Que penser d’une entreprise où cadres et employé-es n’ont qu’une envie, partir pour de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires ? 

Partir ne doit plus être la seule façon d’exprimer son désaccord. 

Dans un contexte d’embrasement social, regroupons-nous et revendiquons des conditions décentes de travail et des augmentations de salaire. 

L’équipe SUD-Solidaires CEIDF

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