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Le quotidien des dirigeants : On liquide, On transforme, On enquête …

 Comité d’Entreprise du mois d’Août 

Vos élus Sud-Solidaires vous rendent compte des points essentiels traités lors de la réunion mensuelle du Comité d’Entreprise du 30 Août. 

Projet d’intégration des activités du Crédit Foncier de France ou Liquidation ? 

Il faut parfois saluer l’habileté de BPCE à donner à son projet de liquidation du crédit foncier l’apparence du bon sens. 

Vos élus Sud-Solidaires dénoncent la liquidation du Crédit Foncier alors que cette entreprise, à vocation sociale, joue un rôle historique dans l’aide à l’accession à la propriété, le tout en affichant chaque année une exploitation largement bénéficiaire (depuis 2015, le résultat net est compris entre 30 M€ et 57 M€, il est de 3O M€ sur le dernier exercice). 

L’idée du directoire de BPCE ne tombe pas du ciel. 

Chez les salaries du Crédit Foncier, c’est le choc et le désarroi : ils n’en reviennent pas du niveau de cynisme de leurs dirigeants … 

Cette véritable casse sociale s’organise depuis 2011 avec à la clé déjà quelques 700 suppressions d’emplois à ce jour. Le choix des dirigeants de la filiale de BPCE d’investir massivement dans les emprunts grecs, s’est révélée être une erreur de gestion entrainant une perte d’un bon milliard d’euros. 

Cette ardoise, une fois n’est pas coutume, a nécessité une recapitalisation d’1,5 Md€ du Crédit Foncier par BPCE. 

La restructuration conjoncturelle du CFF a cédé la place à une restructuration de compétitivité, dictée par une quête permanente de la performance et de la rentabilité. La liquidation du Crédit Foncier est à présent une méthode de gestion bien intégrée dans le management de BPCE. 

Pourtant, la loi continue d’exiger une justification économique … Non ? 

Détacher de cette contrainte, BPCE a peaufiné son habileté pour habiller leur décision, de construire un argumentaire pour éviter les critiques et rendre la liquidation du crédit foncier socialement acceptable. 

« Dans 5 ans, l’intégration des activités du Crédit Foncier permettrait de créer 200 M€ de valeur pour le Groupe ! » Encore une fois, les salariés, leurs vies, leurs familles, leurs avenirs sont sacrifiés sur l’autel de la cupidité sans limite des dirigeants. 

10 salariés du CFF « devraient » se voir proposer un poste, au sein de la CE Loire-Centre. Accepteront-ils ? 

Les dirigeants du CFF et de BPCE avaient déclaré dans le courrier d’annonce de leurs résultats 2011 : « après les provisions exceptionnelles liées à l’exposition sur la dette souveraine grecque, […] la recapitalisation du Crédit Foncier à hauteur de 1,5 Md€ […] témoigne de la confiance de BPCE dans le Crédit Foncier, l’une des activités coeur du groupe». 

Nous savons maintenant que pour les dirigeants de BPCE, le « coeur du Groupe » a une durée de vie limitée à 6 ans. Et demain, à qui le tour ? 

Projet d’évolution d’organisation de la Direction de la Comptabilité : 

Une fois de plus, la direction va procéder à une énième réorganisation. A noter qu’on ne parle plus de transformation, mais d’évolution d’organisation … Qu’est-ce qu’une évolution d’organisation ? C’est une transformation dont les objectifs et le calendrier sont découverts au fur et à mesure qu’on avance. Bien pratique pour les dirigeants, lorsqu’il s’agit d’éviter de donner de la visibilité aux représentants des salariés ! 

Mme Paquet a annoncé aux élus, à son arrivée à Loire-Centre, que « les évolutions d’organisation sont devenues incontournables » … Sauf que la Direction semble vouloir utiliser le concept « évolution d’organisation » à toutes les sauces. Pour les évolutions d’organisation, on change juste au démarrage les rattachements, et après on voit. 

Quasiment toutes les réorganisations se succèdent donc avec les mêmes caractéristiques : modification de rattachement, suppressions de postes, employabilité des salariés … Tous ces changements, ne sont pour la direction, que du verbiage, mais qui, pour nous, salariés, a un impact direct et important sur nos conditions de travail. 

La démarche « qualité clients » à Loire-Centre : 

Ces enquêtes permettent-elles de minimiser les véritables dysfonctionnements ? 

Les enquêtes de satisfaction sont devenues la boussole des stratégies de la direction. Pour les salariés, le fameux « baromètre social » de Diapason et pour les clients, les enquêtes « à chaud et à froid ». 

La direction est, depuis déjà pas mal de temps entrée dans le culte de ces enquêtes. Si la direction n’a pas imaginé une seconde qu’elle allait peut-être déranger et mécontenter le client en le contactant, sa démarche 

est de s’assurer que ce dernier est satisfait de la qualité de service de la Caisse d’Epargne. Au travers de ces enquêtes, on vérifie que le service, censé être parfait dans son approche et ses méthodes, soit irréprochable. La direction pense sans doute être proche des clients en mettant l’accent sur ces enquêtes, alors qu’elle ne se rend pas compte de leurs nombreux travers sous-jacents. 

D’après la direction de la qualité, les résultats des différentes enquêtes auprès des clients sont satisfaisants et évoluent dans le bon sens. Ce n’est pas forcément le constat qui est fait dans les agences, bien souvent les clients se déplacent pour du SAV et des réclamations ! 

Toujours d’après elle : « La satisfaction des clients est étroitement liée à celle des salariés de l’entreprise » … Les enquêtes ne nous disent pas tout ! Comme pour les salariés, bon nombre de clients ne s’expriment pas !

Dimension Conseil / effectifs / postes vacants ► Résultats commerciaux 

A fin juillet, 146 agences ont basculé en Dimension conseil, 4 sont d’ores et déjà planifiées (Briare, Lèves, Vendôme Jean Moulin et Tours Grammont), il subsiste encore 40 agences sous l’ancien format. Parallèlement, les effectifs CDI continuent inlassablement de diminuer (-6 en juillet, -23 depuis le 1er janvier 2018, -120 en 1 an et demi !!!) et surtout le nombre de postes vacants se maintient un niveau plus qu’inquiétant (près de 65 postes non pourvus à ce jour). D’après le DRH, de nombreux recrutements sont en cours, la situation devrait donc s’améliorer … On attend toujours de voir ! Quant aux résultats commerciaux, certains sont en très fort décalage avec les objectifs de la direction (Banca, ventes nettes, crédits immos …), aucune amélioration en vue… La faute à qui ? Aux commerciaux ? Certainement pas ! La direction a la pleine et entière responsabilité de cette situation, c’est son choix. Nous constatons chaque jour sur le terrain que sa politique économique et sociale décourage un peu plus les salariés. Cette dernière refuse toujours de revoir à la baisse les objectifs alors que le réseau subit de plein fouet le sous-effectif permanent. Comme « remerciements pour bons et loyaux services », la part variable 2018, dans la plupart des agences, est bien partie pour être en très nette diminution … On dit merci qui ? 

Le quotidien des salariés :

Pas encore à genoux, toujours debout ! 

L’équipe SUD-Solidaires CELC

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