Flash

Voir la VIDÉO du rassemblement contre les suppressions d'emplois et les fermetures d'agences.

INFOS CE JUIN 2017

ORIENTATIONS STRATÉGIQUES, PLAN STRATÉGIQUE 2018-2020

Opportunément cornaqués par quelque communicant habile, les membres du directoire ont consacré leur mois de juin à la présentation des orientations stratégiques 2018-2020, suivant un script truffé d’élé- ments de langage positifs.

Ainsi, on ne parle pas de fermetures d’agences mais de regrou- pements, on ne dit pas diminution des effectifs y compris com- merciaux mais évolution vers des métiers experts, on ne dit pas exclusion de la clientèle non rentable mais segmentation pour une approche plus personnalisée, on ne dit plus rationalisation des coûts mais pari du développement. Et surtout, surtout, on se dé- marque, on critique ouvertement BPCE et F. Pérol, grand commis de l’état, initiateur de la transformation de la banque de proximité, des fermetures d’agences et des suppressions d’emplois. Message subliminal : la CEIDF n’est pas BPCE et n’adoptera pas « sa politique pessimiste ».

Néanmoins, les orientations stratégiques 2018-2020 de la CEIDF s’inscrivent pleinement dans le plan BPCE présenté le 21 février der- nier par ce même F. Pérol quoi qu’en dise le directoire « frondeur » de la CEIDF.

FERMETURES D’AGENCES, quand BPCE et M. Pérol annoncent 5% de réduction du nombre de points de vente (BP et CE), M. Le- brun – membre du directoire Pôle Banque de détail – en monsieur plus que l’on connaît, évoque le « regroupement » donc la fermeture de 30 agences (près de 7% du parc) en écartant d’emblée les regroupe- ments par création d’une nouvelle agence. Trop coûteux. On connaîtra les agences et leur repli au cours du dernier quadrimestre pour une mise en œuvre courant 2018.

LES DIRECTEURS DE CES 30 AGENCES, pourront ou devront se recycler dans la lière pro, pas GP, pro ou adopter le nomadisme.

NOUVEAUX FORMATS D’AGENCES, le choix se pose entre agences multi-site, spécialisées, et collaboratives. Les agences spécialisées sont écartées au pro t des agences collaboratives. Ces espaces com- muns de travail « faciliteraient les échanges entre collègues ». Fini les bureaux individuels, place à l’open-space, au casque téléphonique et

à l’émission/réception d’appels sous le regard bienveillant du directeur d’agence transformé, le pauvre, pour l’occasion en animateur de pla- teau. Les bureaux ou salons, ne seront utilisés qu’en cas de RDV. Il y aurait 80 agences à ce format, soit une par DSC. Des promesses de délices en somme.

MONTÉE EN PUISSANCE DU SERVICE À DISTANCE, comme BPCE et M. Pérol, la CEIDF nalement pas si rebelle, prévoit qu’en 2020 40% des ventes seront réalisées à distance. Pour mémoire, nous sommes à environ 11%.

SPÉCIALISATION DES CONSEILLERS, l’objectif BPCE est de par- venir à plus de 50% de conseillers spécialisés. Cet objectif sans être chiffré est bien entendu repris par la CEIDF. Avec une diminution des emplois des métiers d’accueil, des Coco et Co au pro t d’une spé- cialisation essentiellement vers le PRO et la GP et sa clientèle haut de gamme. Segmentation de clientèle en fonction de sa pro tabilité, tout un programme sur 20 segments de clientèle. Au revoir clientèle populaire dèle mais peu, trop peu, lucrative ?

LE DIGITAL fait partie intégrante de notre vie privée et professionnelle. Il est devenu incontournable, même nos parents et nos grands-parents s’y sont mis avec plus ou moins de bonheur. Il n’y a donc pas lieu à débat sur ce point. Le bât blesse quand – sous prétexte de modernité du digital – celui-ci prend le pas sur la relation humaine, nuit potentiel- lement à l’emploi et aux conditions de travail.

Concernant la CEIDF et le Groupe BPCE en règle générale, malgré les progrès considérables accomplis, notamment en termes de banque à distance, la marche est encore haute pour prétendre rivaliser ef ca- cement avec les banques en ligne. A ce titre, les 750 M€ prévus par BPCE ne seront probablement pas suf sants pour moderniser l’infor- matique du Groupe et permettre de relever tous les dé s dans les temps impartis.

Le comité d’entreprise en saura plus au cours du dernier quadri- mestre 2017 lorsqu’il s’agira de discuter des effectifs, du maillage et formats d’agences mais aussi de la trajectoire nancière 2018- 2020. Les élus ont, à l’unanimité, mandaté un expert a n de les aider le moment venu à appréhender les enjeux et conséquences du projet stratégiques qui découlera de ces orientations. Ensuite ils émettront des orientations alternatives qui seront transmises au COS.

Médecine du travail

La CEIDF sortirait-elle du marasme avec l’embauche toute récente d’un deuxième médecin du travail ? On le souhaite. Car les deux médecins précédents ont quitté l’entreprise de manière pour le moins rocambolesque : licenciement abusif pour le 1er, licenciement rejeté de- puis par le ministère du travail. « Ex ltration » cavalière du Dr Meddouri en septembre 2016 dont l’accident du travail a été reconnu depuis par la sécurité sociale.

Le Comité d’entreprise a aussi pour mission d’examiner le ou les rap- ports des médecins du travail. Or, pour 2016, seul le Dr Russo, arrivé en mars de cette même année a présenté le sien. Le Dr Meddouri qui a pourtant pratiqué 6 mois n’a pas été sollicitée. Dommage car elle avait eu l’occasion de recevoir de très nombreux salariés, de participer à des réunions de coordination avec la RH et les autres acteurs de pré- vention de l’entreprise a n de rechercher et d’apporter des solutions appropriées à la situation médicale de salariés. Elle avait beaucoup à dire en somme, trop peut-être ?

Un rapport unique donc, dans lequel (on croit rêver) aucune des pro- blématiques, aucun des maux des salariés de l’entreprise ne trans- paraît. Le cabinet du médecin du travail n’est semble-t-il plus un lieu d’écoute. L’écoute ? Il y a Psy-france pour ça. On n’y mesure plus le niveau de stress non plus par exemple.

A croire que la CEIDF est une belle endormie au fond d’une vallée verdoyante au sein de laquelle la vie professionnelle est un long euve tranquille.

Aucune souffrance, aucune dif culté, aucune surcharge de travail, les suppressions de postes n’ont aucun impact, pas plus que les diffé- rentes réorganisations sur la santé des uns et des autres. Une entre- prise idyllique en quelque sorte.

Interrogé à ce sujet, le Dr Russo persiste et signe. Les « petits troubles» rapportés par les salariés sont on ne peut plus normaux dans une en- treprise telle que la Caisse d’épargne Ile-de-France. Rien d’inquiétant selon lui. Alors, à quel moment doit-on s’inquiéter ?

Autre interrogation. Le médecin du travail, a n de mieux appréhen- der les cas, demande des compléments d’informations médicales aux médecins traitants des salariés dont la pathologie pourrait nécessiter des aménagements ou changements de postes.

Jusque-là ça semble légitime. Mais, pourquoi ne pas tenir compte des avisdemandésauxmédecinstraitantsaprèsexamen ? Pournombre de salariés ayant vécu cette situation, cela revient tout simplement à nier leur pathologie.

Le médecin du travail dit juger en toute responsabilité. Les salariés n’ont que le choix (en est-ce vraiment un ?) de retourner à leur poste de travail où quitter l’entreprise. Ceux qui souhaitent contester la déci- sion du médecin doivent saisir les prud’hommes comme le veut la loi. En 2017, la justice a déjà donné raison par deux fois au médecin du travail. Si ce dernier est conforté dans ses responsabilités, est-ce vrai- ment une bonne chose pour nos collègues dont la situation de santé ne peut que se dégrader à terme ? Les élus Sud remettront leur avis prochainement.

Télécharger le tract